Rebsamen : « Donc il y a des terres qui sont de bonnes terres, tout le monde en convient. Ces terres, on va les protéger ».

Il y a presque 4 an, Rebsamen, à propose des Lentillères, déclarait lors
une conférence de presse [1] : « Tout est pollué dans le coin mais enfin
bon, ils mangent les légumes qu’ils veulent manger ». En 2013, Pierre
Pribetich, pas à une bêtise près, s’adonne lui aussi à l’exercice : «
Ces anciennes terres ne devaient pas être si exceptionnelles, sinon les
anciens exploitants ne seraient pas partis » [2].
Toujours en 2013, Rebsamen en remet une couche : « Certains cultivent
aujourd’hui des produits sur des terres qui sont peut être riches, mais
surtout riches de produits inconnus car ils n’ont pas été dépollué ». [3]

Aujourd’hui, il déclare : « Donc il y a des terres qui sont de bonnes
terres, tout le monde en convient. Ces terres, on va les protéger ».

Vous trouverez ci dessous la retranscription de l’interview dans
laquelle il tient ces propos, réalisée par Radios Campus Dijon et Miroir
Mag  le 28 mars [4].

[1] http://www.brassicanigra.org/contributions/communique-jeudi-8-juillet-la-mairie-de-dijon-fait-expulser-et-detruire-la-villa-autour-du-potager-collectif-des-lentilleres.html
[2] http://jardindesmaraichers.potager.org/?p=587
[3] http://dijon-ecolo.blogspot.fr/2013/10/lentilleres-ecocite-maraichers.html
[4] http://www.miroir-mag.fr/16685-francois-rebsamen-ps-nous-sommes-la-gauche-et-nous-ne-pouvons-pas-oublier-de-parler-aux-gens-qui-souffrent/

[…]

Donc vous plantez une forêt et dans le même temps vous souhaitez
détruire des jardins, dans le secteur des anciens abattoirs. Il n’y a
pas comme une contradiction ?

C’est un vrai sujet. Vous avez remarqué que Monsieur Houpert est
favorable au maintien des jardins des Lentillères. Mais il ne sait pas
que ce sont les mêmes qui sont gérants des Tanneries.

Enfin, en partie.

Oui, je les rencontre souvent, je les connais, de manière volontaire ou
involontaire. Ils s’invitent souvent à mes réunions. On se connaît.
Parce que moi j’ai proposé de reloger la salle des tanneries ailleurs.

On en a déjà parlé la semaine dernière.

Je l’ai assumé. Bon, six hectares. On estime à 6 ha. Alors, ce qu’on va
faire, c’est assez simple. Sur un projet de 20ha qui s’appelle « Jardin
des maraichers », éco-cité « Jardin des Maraîchers », on va construire
un éco-quartier-jardin. Donc il y a des terres qui sont de bonnes
terres, tout le monde en convient. Ces terres, on va les protéger. Sur
la partie des Abattoirs, ça fait 11ha, on va construire parce que c’est
pollué. Le long de la voie ferrée, on va sonder, on va vérifier la
qualité de la terre.

Pollution / pas pollution…

Exactement. Puis, si il y a des terres à conserver, on va les conserver.
Mais on va pas faire de l’occupation sauvage, j’en suis désolé pour ceux
qui le font aujourd’hui, je leur ai dit. Il y a des associations de
maraîchers mais à ce moment là on devient cultivateur, on est maraîcher,
on paye une taxe en tant que maraîcher, on fait des AMAP, on a des
circuits courts, mais c’est pas « j’arrive avec ma cagette et dedans il
y a 6 tomates et 4 pommes de terre ». C’est pour ça que j’ai conseillé à
tout le monde d’aller acheter là-bas, puisqu’ils disent vendre leur
légumes. Allez-y, dijonnais, étudiants, allez acheter là bas et voyez
comment c’est cultivé. Moi je souhaite que ce soit des associations
agrées, des jardins partagés et des associations de maraîchers qui
gèrent cette terre. Voilà, si il faut revoir le projet, on reverra le
projet.

Je voudrais juste dire, excusez moi. Quand on est cultivateur, on est
cultivateur. On est pas cultivateur 2h par jour, on entretient la terre.

Ils le font, ils le font, c’est très bien entretenu…

Très bien, très bien…